Son organisation, ses origines, son financement

La mafia albanaise est soumise à un code d'honneur, le Kanun datant du XVe siècle écrit par Lekë Dukagjini. De cette question d'honneur qui régit tous les aspects de la vie comme le mariage, la famille et la propriété, il est impossible de revenir sur la parole donnée. Le Kanun a régi la vie quotidienne des clans du Nord et de l'Est du pays jusqu'au XXe siècle et a codifié la pratique de la Vendetta, appelée Gjakmarrja (vengeance). De cette époque, les mafieux albanais ont conservé une certaine ruralité, une loi du silence efficace et un sens aigu des liens du sang.

Jusqu'à la chute du communisme en 1990, la vie et les pratiques de ces criminels avaient peu changé depuis la Guerre Froide. Le marché noir était très développé. Ils se sont depuis adaptés aux nouvelles méthodes. Ils ont commencé à s'expatrier au début des années 1990 et le mouvement migratoire s'est poursuivi après la guerre du Kosovo. Ils commencèrent à travailler comme assistants dans des réseaux de trafic de drogue déjà existants dirigés par des Turcs et des Kurdes. D'après la police, ils sont rapidement parvenus à s'imposer et à faire valoir certains droits.

La guerre des Balkans aurait entraîné le fait que le Kosovo devienne une vaste zone de non-droit. Une des autres conséquences de cette guerre est la revitalisation des groupes mafieux albanais et, selon le criminologue Xavier Raufer, l'OTAN n'a volontairement pas pris en compte l'augmentation de la criminalité qui a suivi la guerre du Kosovo. Xavier Raufer, parmi d'autres criminologues, aurait expliqué cela aux militaires de l'OTAN, venus rétablir l'ordre dans la région. En effet, à l'époque l'Armée de Libération du Kosovo (UCK) aurait abrité une organisation militaro-mafieuse dont l'un des parrains, Agim Gashi, installé à Milan dès 1992, aurait noué des liens étroits avec la 'Ndrangheta calabraise, mais aussi avec des fondamentalistes égyptiens et les réseaux d'Ousama Ben Laden, recruteurs pour le jihad. Cette "bienveillance" de la part de l'administration américaine s'expliquait par le fait qu'elle considérait l'UCK comme un allié potentiel dans l'élimination de ce qu'il restait de la Yougoslavie communiste.

Depuis, l'expansion des groupes criminels albanais est fulgurante dans l'Union Européenne et aux États-Unis : proxénétisme, racket, la contrebande de cigarettes et le trafic de drogue notamment l'héroïne dont l'Albanie est devenue une plaque tournante.

En 2007, la justice serbe tente de rattraper Mirjana Markovic, veuve de l'ancien président, Slobodan Milosevic. Elle est soupçonnée d'avoir été à la tête d'un trafic de cigarettes et de pétrole alors que la Serbie faisait l'objet d'un embargo économique dans les années 1990.

En 2009, les groupes criminels albanais contrôleraient un tiers de l'économie en Albanie.

 

La mafia Albanaise est basée sur un code d’honneur, le Kanun.

 

Le Kanun est basé sur quatre piliers :

 

- L’honneur

- L’accueil

- Le droit de conduite

- La loyauté Kin

 

Ses différentes activités

 

La mafia Albanaise est constituée de quinze clans. Ces quinzes clans règlent le territoire du pays tout entier. La mafia est soumise à un code d’honneur inviolable. Elle possède un contact avec l’armée de libération du Kosovo, ce qui lui permet de s’aprovisionner en armes. La mafia albanaise contrôle plus de 70% du marché de l’héroïne dans de nombreux pays, en plus des prostitués placées dans plusieurs pays différents. La mafia Albanaise est active dans 6 secteurs principaux : La drogue (surtout de l’héroïne, passant par la route des balkans), la contrebande (essentiellement le trafic de cigarettes), la prostitution (dont des mineurs , enlevés dans des camp de réfugiés), le trafic d’armes (approvisionné par d’autres mafias, comme la mafia russe et italienne) et le racket.

 

La prostitution

 

La mafia Albanaise dirige la « traite des femmes », comparable à une forme moderne d’esclavage. Les grandes ville d’Europe sont les plus touchées par ce trafic. C’est depuis les années 90 que cette activité ne fait qu’augmenter, surtout sur le vieux continent. Selon l’organisation internationale des migrations, 300 000 femmes venues de l’Est sont arrivées en Europe occidentale pour se prostituer. Il y aurait en France entre 15 000 et 18 000 de ces prostituées, dont le quart vient de l’Est. Les prostituées sont traitées comme des esclaves par les Albanais, peu de ces femmes osent parler de leur condition. Beaucoup d’entre elles viennent d’Albanie, de République Tchèque ou de Bulgarie. Il existerait même un marché aux femmes, dirigé par des Albanais. Le prix d’une femme serait compris entre 1000 et 2500 $, pour les proxénètes kosovars.

 

Le trafic de drogue

 

Au niveau du trafic de drogue, cette activité a commencé à se développer grâce à l’argent de la prostitution. Le Kosovo, là où est implanté en partis la mafia Albanaise, est un véritable paradis pour les trafiquants de drogue. Les clans Albano-Kosovars ont réussi à acquérir une place dominante dans le trafic d’héroïne. Des centres de stockage de cette drogue sont présents en République-Tchèque, en Bulagrie et en Hongrie, car ce sont des pays où la mafia Albanaise est très présente. La Suisse, qui comprend 200 000 réfugiès albanais, est le principale lieu de départ de drogues et d’armes, en direction de l’Allemagne, de l’Autriche ou de la Hongrie. Dans ce même pays, 70% du marché suisse de l’héroïne est controlé par la mafia Albanaise. A cause de cela, 2000 mafieux Albanais ont été arretés pour trafic de stupéfiants. Selon le « parrain » mafieux du Kosovo, le trafic de drogue servirait essentiellement à financer des armes, pour les livrer à l’armée de libération du Kosovo.

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